samedi 18 avril 2020

Paul, 85 ans, verbalisé dans l’Aisne pour être avoir ramassé de l’herbe pour ses bêtes

(Journal d’un confiné  JJR #29)

Dans la litanie des motifs ubuesques de PV pour non-respect du confinement, on aura tout eu. Le site Verbalisé parce que recense les plus croquignolets, parmi lesquels l’histoire d’Hedwig, 79 ans, venue faire un petit coucou avec son ardoise magique à la fenêtre de son mari Jean-Jacques, 93 ans, à la maison de retraite de Graulhet et dont France Bleu nous apprend que la contravention a été classée. madame la préfète du Tarn ayant eu (chose rarissime dans la profession) un éclair d’humanité.
  Pandores, flics, gardes champêtres, municipaux, le doigt sur la couture du pantalon et, j’imagine, alléchés par une inavouable prime de chiffre, appliquent avec zèle les consignes du ministre de l’Intérieur, le cynique, totalement incompétent et quelque peu psychopathe Christophe Castaner, aussi efficace dans la chasse au contrevenant confinophobe que dans la répression aveugle du mouvement des Gilets jaunes. Les radars automatiques de nos province étant en cale sèche, il faut bien ramener un peu de fraîche pour payer la douloureuse (4 millions d’euros) des 650 drones récemment commandés par la place Beauvau.
  L‘histoire suivante m’a été transmise par Virginie, via Facebook, révoltée, en colère.

Paul Emery, 85 ans, vit à Fargniers (Aisne), à proximité du canal de Saint-Quentin, où il va régulièrement pour « faire de l'herbe » pour ses bêtes. Paul, qui ne sait ni lire ni écrire, est sous tutelle et vit comme autrefois. Dès son plus jeune âge, il a travaillé à la fonderie de Tergniers et chez ALB les aciéries et laminoirs de Beautor (qui ont fermé en 2012), toujours à pied car il n’a jamais appris à faire de la bicyclette.
« L’autre matin, explique Virginie, sa belle-fille, il avait bien une attestation sur elle, mais comme elle n’est pas datée, qu’il ne comprend pas le principe du confinement et qu’il est à moitié sourd, cela aurait servi à quoi ? »
  Les policiers du commissariat de Tergnierd’implacables limiers qui s’étaient illustrés en 2018 en déjouant un dangereux gang de klaxonneurs après la finale de la coupe du monde, ont « cueilli » le dangereux contrevenant aux aurores, ce 31 mars. Avant de jeter leur dévolu sur un autre monsieur du même âge, qui a eu l’audace d’aller chercher son pain sans autorisation, en chaussons. Et, sans doute, d’autres encore…
 Comme en France, tout finit par de chansons, je vous propose de vous déconfiner quelques instants et de réécouter Georges Brassens chantant (Bobino, 1972) sa célèbre chanson Hécatombe, dont le titre, je m’en excuse par avance, sonne quelque peu lugubrement en ces temps de pandémie. Pourvu que cela ne vous donne pas des idées en cas de contrôle, bien entendu !

60 millions de consommateurs indique les démarches à suivre pour contester les PV.

Exclusif. Le classement « ConfinFrance » des préfets préférés de Castaner

Journal d’un confiné de JJ Reboux #31 

Confinement oblige, le préfet, relais indispensable de la parole gouvernementale dans nos régions éloignées de la capitale (parfois à peine civilisées, ne nous le cachons pas), a pris du galon. Un galon qui lui est consubstantiel : en effet, bien que n'étant pas considéré comme un militaire ni un policier, le préfet porte un uniforme qu’il lui est loisible de porter en toutes circonstances, généralement lors de réceptions officielles (accompagnées ou pas de remises de gerbe), où il sait se faire entourer de gens convenables (notables, chefs d’entreprise, policiers).
Le préfet – on l’oublie un peu trop – ne fait pas de politique. Le doigt sur la couture du pantalon, il obéit aux injonctions de la tutelle ministérielle.
Alors que commence le second mois de réclusion et à la demande d’honorables correspondants des confins provinciaux de la ConfinFrance (il faudra vous faire à cette sémantique), le moment est venu  de procéder au classement officiel de l’efficience préfectorale ConfinFrançaise à la date du 17 avril 2020 (J 32), selon la méthode dite du casta.quota.con.fi et, bien entendu, sur la base d’informations dignes de foi. Ce classement sera publié toutes les semaines. Si vous souhaitez porter à notre connaissance des agissements préfectoraux spectaculaires, il vous suffit d’écrire un message dans les commentaires de ce journal.  Vos informations sont précieuses. N’ayant que deux bras et une tête et ne disposant pas de secrétariat, je ne peux, par conséquent, pas être partout à la fois.
1. Didier Lallement, préfet de police de Paris
Didier Lallement possède un avantage indéniable sur ses confrères : il part de très loin, de Bordeaux précisément, où certains flics n’hésitaient pas à le taxer de « fou furieux ». À tel point que s’est posée la question : doit-on l’inclure dans ce classement, ou le laisser à l’écart, au-dessus du minus habens préfectoralis ?
Ce fils spirituel de Maurice Papon et de Philippe Pétain, dont les actions spectaculaires font épisodiquement se retourner ses maîtres dans leur tombe et dont je dresserai (J 43) le portrait  sans concessions (mais sans aucune mauvaise intention non plus) ne tient pas en place. Son antépénultième prestation – insinuer que les malades du Covid-19 en réanimation n’avaient pas respecté le confinement – lui a valu la haine du personnel soignant et un remontage de bretelles de Christophe Castaner, qui pensa un instant le remplacer par le terrible préfet Philippe Rey, qui s’était fait remarquer sous la présidence Sarkozy – comme le temps passe – par sa répression impitoyable, par voie de justice et d’outrage, des défenseurs des sans-papiers.
Dernière prestation remarquée : un laxisme, quelque peu étonnant, lorsque des prêtres intégristes ont bafoué les règles du confinement en organisant nuitamment une messe de Pâques en l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet. La messe fut dite sans intervention des forces de l’ordre.

2. Claude d’Harcourt, Loire-Atlantique
Tout comme le préfet de Paris, Claude d’Harcourt, qui s’est fait remarquer par sa brutalité  dans la bonne ville de Nantes, bénéficie d’un bilan hors-pair, comme le rappelaient en 2019 les anarcho-zadistes de Nantes Révoltée, ce qui lui confère un statut hors-catégorie. Avant d’arriver à Nantes, où il fut fait préfet par Macron et remplace la préfète Nicole Klein, qui ravagea la ZAD de Notre-Dame-de-Landes, Claude d’Harcourt, lignée noble, livret ignoble, dirigeait l’Agence régionale de Santé (ARS) de Marseille. Comportement arrogant, agressivité, humiliations, harcèlement ; le magazine Marsactu évoquera un management à la serpe. En mai 2019, D'Harcourt couvre la répression d’une fête foraine de Nantes, noyée sous les lacrymogènes.  Le 21 juin 2019, il encourage la répression brutale de la fête de la musique, qui provoquera la noyade de Steve Maio Caniço dans la Loire. D’aucuns prétendent que Claude d’Harcourt serait un fasciste pur-jus, ce qui n’est pas impossible. D’autres le disent psychopathe, ce qui est plausible mais pas certain.
Malgré ses états de service impeccables, qui ont fait saliver le ministre de la Matraque Castaner, nul n’est irremplaçable, et sa position est par conséquent amovible. Une faiblesse de sa part, et il sera impitoyablement rétrogradé. Les préfets, bien que les apparences n’en laissent souvent rien deviner, sont aussi des êtres humains.

3. Pierre Ory, Vosges
Le Vosgien, on le sait, est d’un naturel bavard, voire pipelet. Dans ce pays à l’urbanisation galopante, où les occasions de rencontrer un être humain et de diffuser des miasmes sournois sont nombreuses, il fallait prendre des mesures énergiques pour mettre un frein à l’irrépressible soif de papoter des Vosgiens. Dans un arrêté du 8 avril, Pierre Orypréfet décontracté, en fonction à Epinal depuis janvier 2018, a pris une mesure impitoyable : interdire tout rassemblement statique dans les rues, ce qui veut dire qu’on n’a plus le droit de parler à un ami croisé lors d’un déplacement dérogatoire. Dans sa grande mansuétude, le préfet a accordé une dérogation aux conversations avec son chien, et autorisé les conversations dans les files d’attente pour achat de première nécessité.

4. Thierry Couderc, Seine-et-Marne
L’homme n’a jamais tenu un fusil de sa vie et il n’est guère, comme certains de ses confrères – dont nous tairons le nom –, attiré par l’odeur du sang des manifestants. Il n’empêche ! Comme tout préfet, la tentation de l’ordre l’obsède. Et comme en ces temps troublés, il est nécessaire, pour un préfet, de faire preuve d'ingéniosité pour se faire bien voir par Beauvau, Thierry Couderc a décidé de frapper un grand coup le 3 avril. Il a donc dressé une liste de 50 chasseurs assermentés, les autorisant à traquer les promeneurs déconfinés dans les bois et forêts du département. Ce volontarisme forcené ne lui a pas porté chance : quelques jours plus tard, il était contraint de revenir sur sa décision. Il y a donc fort à parier que vous ne le retrouverez pas dans cette liste à J 39.


5. Patrice Faure, Morbihan
Arrivé dans le Morbihan en août 2019 après un parcours qui le mena sans barguigner de la DGSE à la GuyanePatrice Faure, qui ne semble pas être un mauvais bougre, s’est jusqu’ici fait remarquer par sa propension à ne pas faire de vagues.
C’était compter sans le Covid-19 ! Il vient de marquer les esprits en décrétant l’interdiction de la vente d’alcool à ces grands poivrons que sont les Bretons en général, et les Morbihanais en particulier. « Il y va de l’intégrité des individus et des familles » affirme-t-il, prétendant que moults horions alccolifères auraient semé la désolation dans les foyers. On ne saurait l’en blâmer. Les habitants de ce département, préservé du Covid-19 mais soumis à la réclusion, comme chaque ConfinFrançais, sont prévenus. Dans sa grande mansuétude, le préfet a néanmoins autorisé les alcools soft : cidre, vin, bière. Le chuchen est exclu, ce qui pourrait lui porter préjudice.

6. Catherine Ferrier, Tarn
Il aura fallu la bêtise crasse d'un gendarme pour que Catherine Ferrier figure dans ce classement provisoire et aléatoire. Le 14 avril, Hedwig, 79 ans, rend visite à son mari Jean-Jacques, 93 ans, confiné à la maison de retraite de Graulhet. Alors qu’elle communique avec son époux à travers la fenêtre, lui écrivant des mots doux sur une ardoise, un gendarme au cerveau défaillant lui dresse une contravention de 135 €. L’affaire fait le tour de la ConfinFrance, suscitant colère et indignation. Deux jours plus tard, la gendarmerie, nous apprend Le Pandore et la Gendarmerie, fait son mea-culpa et retire le PV.
Mme la Préfète, repentante mais un peu tard. Jean-Jacques, époux d’Hedwig, et leur chat
Dans un premier temps, la préfète du Tarn, contactée par la fille du couple, avait confirmé la légalité de cette verbalisation : «Même si la visite en extérieur de votre mère peut être considérée comme une assistance à personne vulnérable, un cordon sanitaire autour des Ehpad doit être absolument respecté. De ce fait, votre mère était bien en infraction. »
Ce n’est qu’après l’ébruitement du scandale que Catherine Ferrier a reconnu qu'il y avait « peut-être eu un peu d'excès »Et c’est ce qui lui vaut de figurer à cette place. Qu'on ne vous y retrouve pas, Mme la Préfète, et que cela vous serve de leçon !

mardi 24 mars 2020

“Le ministre de la Propagande agricole et des Glyphosates lance un appel aux Français désœuvrés.

Cet homme n’a jamais mis les pieds dans une bouse de vache. Grâce à une obstination de fer, il est devenu ministre de l’Agriculture. Françaises, Françaises, même si vos mains n’ont jamais travaillé la terre, aidez-nous !

Il y a fort longtemps, en des temps que les confinés de moins de 80 ans ne peuvent pas connaître, Winston Churchill, Premier ministre britannique, avait promis à ses concitoyens De la sueur, du sang et des larmes.

18 juin 1940. L’appel de Londres de Charles de Gaulle

Deux mois plus tard, alors que François Mitterrand, confiné à Vichy en compagnie de René Bousquet et de quelques vieilles barbes de La Francisque, entamait le grand-œuvre machiavélique qui le conduirait quarante ans plus tard aux plus hautes fonctions, Charles de Gaulle, confiné à Londres pour les raisons que l’on sait, lançait son fameux appel à rejoindre les Français libres, qui entreront dans la postérité sous le nom de “compagnons de la Libération”. Appel dont l’enregistrement fut subtilisé par un technicien de la BBC à la solde de Churchill (qui n’aimait guère De Gaulle, comme chacun sait).

6 décembre 1978. L’appel de Cochin de Jacques Chirac

Dans un passé plus récent, rappelons le fameux “appel de Cochin”, lancé le 6 décembre 1978 (ce qui ne rajeunira pas les anciens) par Jacques Chirac, fraîchement déconfiné de Matignon (la cohabitation avec le duo schizophrène Giscard-Destaing lui causait des crises urticantes), et qui devra encore attendre 17 ans avant d’être élu président.

23 février 2020. L’appel aux pov’cons de Nicolas Sarkozy

Il arriva aussi que Nicolas Sarkozy, se souvenant du temps où Jacques Chirac lui apprenait, dans les coulisses du congrès de Nice, à déchiffrer les cartes d’état-major du 8e arrondissement, fût tenté par des accents gaulliens. Mais cela ne lui réussit guère. L’Histoire, intraitable avec les petits, ne retint de Nicolas Minus, dont je raconte dans un roman la plongée dans la folie, que deux appels.
Travailler plus pour gagner plus et l’inoubliable Casse-toi pov’con !, qui me valut de vivre d’intrépides aventures sous l’identité de Fernand Buron, en compagnie de l’ami Hervé Éon, grâce à qui la France fut contrainte, en juillet 2013, de chasser de son code pénal le délit d’offense au chef de l’État.

16 septembre 2018. L’appel à traverser la rue d’Emmanuel Macron

On se souvient que le président Macron, plus à l’aise avec les endimanchés de Rothschild qu’avec ces “gens qui ne sont rien” qui allaient se révolter deux mois plus tard sous le nom de Gilets jaunes, avait conseillé à un jeune horticulteur ne trouvant pas de travail de “traverser la rue”, méthode efficace, selon lui, pour trouver du travail. Le jeune homme en trouva, grâce au buzz créé par l’incident, et sans avoir à traverser la rue.
Bref. S’il était encore besoin de le prouver, le niveau des adresses présidentielles avait tendance à baisser dans notre douce France, ce qui ne manquèrent pas de noter les médias français, toujours prompts à moquer notre nation d’irréductibles Gaulois bravaches et fiers !
Et voilà qu’en 2020, miracle ! À la faveur d’une pandémie de coronavirus plongeant la France et un milliard de Terriens dans un confinement physique, métaphysique et métabolique, un homme inattendu sort de l’ombre ! À moins d’être adhérent de LREM ou abonné aux réseaux sociaux, cet homme, vous ne le connaissez pas. Il s’agit de Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture de Philippe Macron, que l’on ne confondra pas avec un autre Guillaume, François, ministre de l’Agriculture de Chiracdurant sa cohabitation avec l’homme qui voyait des esprits partout.
Pas bien futé, pas plus habile avec le cul des vaches qu’avec les journalistes (on le voit ci-dessous arracher le micro d’un reporter lui cherchant querelle), très lié à Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA, ce syndicat paysan dont les dirigeants gagnent 10.000 euros par mois en restant le cul dans leur fauteuil et en palpant les backchich de Monsanto, notre ministre de la Propagande agricole, des Glyphosates et de la Terre qui ne ment pas vient de lancer cet appel vibrant à la Nation, demandant aux Français désœuvrés ne supportant plus le confinement dans leur modeste HLM de migrer dans nos belles provinces afin de pallier au manque de main d’œuvre saisonnière retenue à l’étranger depuis que le généralissime Coronavirus a cloué les avions au sol.
Mais laissons la parole au ministre, dont le vocabulaire guerrier, en totale concordance avec la tonalité belliciste de la dernière allocution présidentielle, ne laisse pas douter qu’il sera entendu par ces Françaises et ces Français qui ne savent plus comment occuper leur confinement et qui n’ont pas la chance, comme ces grands écrivains que sont Marie Darrieusecq, Leïla Slimani ou Sylvain Tesson, de s’adonner aux travaux de la langue, où qu’ils se trouvent, dans leur gourbi de Sibérie, leur fermette de chaume normande, leur loft-palombière au Pays basque.

24 mars 2020. L’appel de Didier Guillaume aux coiffeurs, aux serveurs, aux hôtesses de France désœuvrés

  
« Je veux lancer un grand appel à l’armée des ombres, un grand appel aux femmes et aux hommes qui aujourd'hui ne travaillent pas, un grand appel à celles et ceux qui sont confinés chez eux dans leur appartement, dans leur maison. A celles et ceux qui sont serveurs dans un restaurant, hôtesses d’accueil dans un hôtel, aux coiffeurs, à celles et ceux qui n’ont plus d’activité, je leur dis rejoignez la grande armée de l’agriculture française, rejoignez celles et ceux qui vont nous permettre de nous nourrir de façon propre, saine. »
  Un coiffeur qui n’a plus aucune activité ne peut-il pas aller faire du travail dans les champs, ramasser les fruits, les fraises, aller dans une entreprise agroalimentaire mettre des yaourts dans des boîtes ? Il faut envisager de nouvelles solidarités.
  Il faut que les travaux des champs se fassent et, pour qu’ils se fassent, il faut de la main-d’œuvre. Nous avons besoin de la solidarité nationale pour que nous puissions tous manger. »

Reste à savoir comment pourra s’effectuer le transit de ces futures troupes citadines, dont beaucoup n’ont jamais vu en vrai un champ de maïs, un maraîchage ou un potager, vers nos verdoyantes campagnes, à qui l’infâme virus a redonné leur éclat naturel, à défaut de leur rendre le chant de ses oiseaux, le crépitement de ses insectes disparus, le tumulte de ses centres-bourg, la maternité, l’hôpital qui permet de se soigner sans avoir à faire cent bornes dans une bagnole consommant dix litres d’essence à 6,95 € au cent kilomètres.
Elisabeth Borne, ministre des Transports, n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations.

Ce texte est extrait du ”Journal d’un confiné au temps du coronavirus” de Jean-Jacques Reboux, dont vous pouvez lire les autres épisodes ici.

vendredi 20 décembre 2019

“Macron Ier et les soudards de la raie-publique”, un conte de Noël de Jean-Jacques Reboux

Macron Ier traversant la rue jonchée de pauvres
Fernand Buron est mort, mais Jean-Jacques Reboux, son créateur, est toujours vivant, et continue de sévir sur son blog.

En guise de conte de Noël, il publie ce billet névralgique et énervé, d’un total mauvais esprit mais très documenté, inspiré par la géniale caricature du dessinateur roumain Bogdan Petr.

Tout petit, Emmanuel Macron, enfant surdoué de la bonne bourgeoisie d'Amiens, parents médecins, rêve de Thiers, Néron, Napoléon, Lino Ventura, qui lui serviront de modèle pour ses figurines en pâte à modeler. Sa mère, qui préfère le parquet au lino, détruit  les miniatures du catcheur. Le jeune homme en éprouvera une aversion totale pour le sport et le 7e art et se réfugiera dans le théâtre. C’est ainsi qu’il tombera amoureux de celle qui l'initiera aux émois de la chair, de vingt-cinq ans son aîné, membre de la confrérie  Trogneux, cinq générations de savoir-faire. Macron, macaron, il suffit d’ajouter un ”a” : celui de l’amour, bien sûr !
L‘aventure scandaleuse déplaît aux parents Macron, qui éloignent leur fils de la bonne ville d’Amiens. Certains font remonter à ce moment, douloureux – ce n’est pas parce qu’il nous accable de sa morgue élyséenne que nous mimiserons l’affaire – le manque d’empathie patent de l’actuel président à l’égard de celles et ceux pour qui la vie n’est pas facile. L’affaire est un peu plus compliquée que cela…
Mais ne brûlons pas les étapes, et faisons une pause ”chocolat” avec le regretté Joe Dassin.
Lors d’un voyage à Venise avec ses camarades de la Providence, l’année de ses quatorze ans, le jeune homme est ébloui par un tableau de Fransesco Guardi et fait le serment qu’il sera banquier. Ce rêve, longtemps resté secret, nous a été rapporté par le futur député insoumis François Ruffin, à qui Macron donnera le sobriquet affligeant de Bonduelle parce que son père travaille dans la célèbre conserverie. [pitoyablement authentique] Pour donner le change, il fait sciences-po, s’inscrit au PS et néglige ses fréquentations. Devenu apôtre de la maison Rothschild, il apprend vite l’art (tout aussi délicat) de la courbette carnassière, de l’évasion fiscale et du verrou de Bercy.
Fransesco Guardi, peint par Giuseppe Bertini. Ce n’est pas le tableau ci-dessus évoqué, chassé de Google à la demande
du président Macron, lors de la visite de Mark Zuckerberg à l’Élysée.
Devenu ministre des phynances de François Ier dit le Pleutre, il souffle à l’oreille de ce dernier [la scène se passe dans la loge présidentielle du stade de France] : « Les manifestants, il faut leur en foutre plein la gueule, Pleupleu ! Regarde les mecs, comment ils se bouffent les couilles ! Tu crois que c’est pour gagner ? Non, c’est pour la cogne, mec ! Si tu veux faire la loi, il faut COGNER ! »
D’abord sceptique, François le Pleutre se dit qu’un peu de virilité pourrait rehausser son image d’homme flasque et timoré, peu prompt à la castagne, et finit par se ranger à son avis. Ainsi naîtront les premières manifestations autour d’un bassin (celui de l’Arsenal) de la République, rebaptisée raie-publique dans la correspondance, brève mais intense (nous vivons à l’âge des SMS !), que le jeune Macron entretiendra secrètement avec un certain Benalla, rencontré dans un cercle de jeux de la rue Bassano, et dont il tombera sous le charme pour des raisons qui ne nous regardent pas.
Manifestation autour du bassin de l’Arsenal, Paris, 23 juin 2016

Devenu président de la République grâce à un hold-up aussi génial qu’improvisé (Lupin, Spaggiari et Mesrine s’en luxeront le squelette dans leur tombe), le toujours jeune Macron abandonne ses lubies puériles de ratiocineur administratif et recrute quelques centaines d’imbéciles qu'il élève au grade de député, non sans les avoir contraints à la trépanation dite ”du godillot”. Certains, rares, seront épargnés pour faire bonne figure. [Le cas de la porte-parole Sibeth Ndiaye est plus délicat – qu’on ne compte pas sur nous pour dévoiler un secret médical !]
La révolte des Gueux Jaunes éclatant, il réalise enfin les fantasmes inavoués de soudard sans foi ni loi de son enfance, grâce aux exécuteurs de basses-œuvres Castaner (qui arrachait les ongles des animaux quand il était môme), Strodza (le mec dont on ne parle jamais, qui dirige d'une main de fer son cabinet), Blanquer (dont le QI, tragiquement, baisse de jour en jour), Pénicaud (dont les problèmes d’élocution font les choux gras des gazettes), Belloubet (honnie par ses voisins à cause de ses déclamations glossolaliques du Code pénal), Lallement (dont il jalouse secrètement le port altier post-nazi, on lira ici pourquoi).
Sept énucléés pour raison d’État, par Christophe Castaner (début XXIe siècle)
Macron, qui rencontre de temps en temps Sarkozy dans un ancien claque de la rue de Lauriston, se fait très vite à la vie élyséenne. Il tape sur tout ce qui bouge dans le sens qui ne lui convient pas : les pauvres, les moins-que-rien, les pue-la-sueur, vêtus de jaune ou pas, les femmes, les infirmières, les pompiers, les jeunes, les retraités, les cheminots, etc. Mais l’homme n’est pas seulement mû par la haine. Il est secrétement amoureux de Laurent Berger qui lui fut présenté par un homme fort bien pourvu sous les ors de la raie-publique, lors d’une partie de chasse en Sologne, sur les terres d’un nobliau dont le nom ne sera pas ici dévoilé car cela nous conduirait directement à être jeté au cachot.
C’est à cette partie de chasse qu’il fait la connaissance de Jean-François Cirelliancien grand chef des gaziersqui lui parle de Larry Fink, PDG du fond de pension US BlakRock, dont Cirelli dirige la branche française.
Macron, qui n’a jamais tiré un coup de fusil de sa vie mais jouit, rappelons-le, de l’odeur âcre du gibier agonisant bouillonnant dans son sang, jubile !
Miller Fint et Killer Macron à l’Élysée. Killer Cirelli ailleurs (mais pas loin)
Ce petit monde se revoit à l’Élysée à l’automne 2017 devant un château-latour 1954 offert par Romain Goupil et scelle un pacte (on s'instruira en lisant le feuilleton en 12 épisodes du site Les Jours) pour réformer le très compliqué système des retraites par répartition et le remplacer par un système beaucoup plus simple : la retraite par capitalisation. Tu veux mourir pas trop dans la mouise ? Tape 3615 BlakRock.
L’ancien chiraquien Jean-Paul Delevoye, qui connaît chaque maire de France par son petit nom et siège dans 17 organisations secrètes, dont la firme Parallaxe, liée à BlackRock, qui lui verse une misère de 5.300 € mensuels pour grignoter du jeton de présence, est désigné pour faire le taf. Manque de bol, comme 3/4 des macroneux embauchés par le petit homme d’Amiens, il fait des conneries et doit démissionner, alors que des hordes de Français sillonnent les rues pour réclamer le retrait du machin.
Macron, qui ne retrouve pas le 06 de son conseiller “social-travail”, avec tout ce bordel, propose le poste à Nicole Nota, qui décline [comme sa vue, qui a baissé). Un SMS de l’increvable Benalla (qui a repris le meublé secret de Jawad Bendaoud à Saint-Denis, où il compte se présenter aux municipales) lui  glisse alors le nom de Laurent Pietraszewski, ex-PDG d’Auchan qui vira une caissière pour une erreur de caisse de 0,80 € et la récupération d'un pain au chocolat brûlé offert à un client et n’a, par conséquent, n’a pas peur des mariolles de la SNCFPietraszewski, qui a besoin de se refaire car il a déjà dépensé les 71.872 € d’indemnités versés par Auchan pour bons et loyaux services, relève le défi.
Delevoye passant la patate chaude à Pietraszewski (18 décembre 2019)
Nous sommes le mercredi 18 décembre 2019. Macron rit encore, mais de plus en plus jaune. Sa femme passe de plus en plus de temps au téléphone avec François Berléand, et il semblerait qu’ils ne parlent pas que de pains au chocolat ! Un rapport de la DGSI, que nous nous sommes procuré, l’informe qu’un peu partout dans le pays, des potences sont dressées, badigeonnés de plumes, de goudron et d’un liquide répulsif destiné à ces petits fumiers de manifestants qui veulent tout casser, dérobé grâce à un régisseur ”retourné” de la CRS 237. Mais dans son palais, à l’instar de Nicolas Minus à la fin de son règne, ses rêves ont une tout autre consistance : Macron le Roquet, roi bientôt déchu des soudards de la raie-publique, se voit monter à l’échafaud, et ce qui se passe alors est tellement effroyable qu’il se relève, comme aux pires nuits de son enfance, quand les crises d’énurésie transformaient son lit en une rivière âcre !
Pour connaître la suite de cette histoire, il suffit de revenir ici bientôt, tout bientôt

samedi 12 janvier 2019

Pétition pour l’amnistie des gilets jaunes (et que Macron dégage !)

Macron est pire que Sarkozy, l’eusses-tu cru, ma Odette ?

Ils n’étaient pas venus à Paris, Bordeaux, Toulouse, et tant d’autres villes, pour en découdre avec les forces de l’ordre. Ils étaient venus pour défendre leurs vies menacées, dégradées par la précarité, mises en joue par un pouvoir prêt à faire les poches de leurs parents retraités comme de leurs enfants étudiants, afin de valoriser le patrimoine financier des plus riches. Ils étaient venus pour protéger leurs droits fondamentaux, et aussi une certaine conception de la justice sociale, qui a longtemps fait l’honneur de la France.
La stratégie de la tension, délibérément choisie par le pouvoir, ne leur a pas laissé la chance d’une protestation pacifique. Gazage, nassage et brimades en tout genre, puis au fil des semaines, matraquages, tirs de flashballs et grenades mutilantes, pour la première fois de leur existence, beaucoup de « Gilets jaunes » ont été confrontés à des brutalités policières indignes d'une démocratie, que des organisations comme Amnesty international ont elles-mêmes dénoncées.
On ne compte désormais plus le nombre de manifestants, au casier vierge, mis en garde à vue, condamnés en comparution immédiate, ou aujourd’hui en instance de jugement. Certains connaîtront la prison, qui détruit, qui humilie. D’autres ne retrouveront jamais d’emploi. Un grand nombre d’entre eux verront leurs vies brisées à jamais. Nous ne pouvons accepter qu’une protestation contre une politique massivement rejetée par la population détruise ainsi des êtres pris pour boucs émissaires. Nous ne pouvons accepter qu’un pouvoir, qui a sciemment fait le choix de la confrontation, se serve d’eux pour intimider tout un peuple. Nous ne pouvons accepter l’idée d’une vengeance d’Etat.
C’est pourquoi nous appelons le président de la République, Emmanuel Macron, et son Premier ministre, Edouard Philippe, à mettre à l’ordre du jour une loi d’amnistie en faveur des hommes et des femmes aujourd’hui persécutés, mis en examen, ou détenus pour avoir participé à ce mouvement social d’ampleur historique. C’est pourquoi nous appelons dès aujourd’hui à l’arrêt des procédures en cours, à l’effacement des peines prononcées, et à ce qu’une réponse enfin politique, et pas seulement sécuritaire et judiciaire, soit donnée aux événements hors du commun que la France est en train de vivre. Une telle amnistie est prévue par l’article 133-9 du Code pénal et légitimée par la tradition française, de nombreuses lois d’amnistie ayant ainsi été votées depuis le début de la 5ème République, notamment dans le cadre d’activités protestataires.
Un tel geste serait seul en mesure de commencer à rendre au pays l’apaisement qu’il ne saurait retrouver sur fond de persécutions pour l’exemple. « Nous ne reprendrons pas le cours de nos vies », disiez-vous M. le Président, le 10 décembre 2018. Nous ne reprendrons pas le cours de nos vies tant que nos concitoyens n’auront pas pleinement retrouvé la leur.

lundi 23 janvier 2017

Macron, Mélenchon, Fillon, Hamon… Fernand Buron candidat aux suffrages des pov'cons ?

En avril 2011, j'ai publié dans Casse-toi pov'con ! 22 mesures pour que ça aille mieux après le départ de Sarkozy.
Cinq ans après, une seule de ces mesures (le rétablissement de la formation pour les profs) a été adoptée par le successeur du petit mafieux de Neuilly qui voulait rentrer dans le lard de la finance mais n'avait pas les couilles adéquates. (Le livre lui a été envoyé, dédicacé, l'Elysée a accusé réception, si, si !)
Mon programme est donc toujours d'actualité (même s'il est incomplet), et faudrait pas me pousser trop fort pour que je me présente aux élections !

– Toi, Fernand, tu te présenterais aux présidentielles ?
 – Et pourquoi pas ?
– Mais tu n'arrêtes pas de crier "élections : pièges à con !
– Et alors ? Qui n'a pas ses contradictions !
– Mais, Fernand, tout le monde sait bien que tu es un personnage de fiction !
– Ouais… Et alors ?
– Et alors, tu n'as aucune existence légale ! Tu n'es même pas inscrit sur les listes électorales ! 
– Pas besoin d'être inscrit sur une liste pour vivre et respirer.
– Réfléchis, un peu… Tu es un individu numérique !
– Comment ça, numérique ?
– Oui, numérique… Tu n'EXISTES pas ! Même à Saint-Martin-des-Besaces, où tu prétends habiter, personne ne te connaît !

– Et alors ? Les gugusses qui se présentent aux élections le font uniquement pour leur tronche ! Ils n'en ont rien à faire des gens ! Ils crachent sur la Morale ! Ils se soucient du Bien public comme de leur premier pot-de-vin ! Ils se torchent le cul avec la Justice, matin, midi et soir ! Tout ce qui compte pour eux, c'est leur carrière ! Le flouez, l'oseille, les relations… Le monde dans lequel on vit, nous autres les pov'cons, les couillons, les moutons, n'EXiSTE pas pour eux !
– Fernand, tu ne serais pas en train de tourner ANARCHISTE ?
– Et alors, ça te défrise ? "L'anarchie est la plus haute expression de l'ordre." Touche-moi pas, politicard, tu me salis !

– T'énerves pas, Fernand !
– Je m'énerve pas ! Je hausse le ton. Et j'aimerais bien qu'on me laisse finir mon livre en paix !
– Tu écris un autre livre, Fernand ?
– Je n'écris pas : je lis. La grève des électeurs, Octave Mirbeau. Tu devrais lire ça, mon gars, ça te rafraîchirait le ciboulot !
– Je le connais, merci.
– Eh ben voilà ! Pour répondre à ta question…
– Quelle question, Fernand ?
– Rapport aux élections… Pour savoir si je me présente ou pas. Il faut que je consulte mon gouvernement.
– Ton gouvernement ?
– Odette Buron ! Mon épouse. Ma femme. Ma compagne. Celle sans qui je ne fais rien.
– Ah, euh… bien sûr. Oui.
– Si je me présente, tu seras le premier prévenu, t'inquiète pas !

Claude Guéant condamné à un an de prison de ferme pour avoir piqué dans la caisse


L'ancien ministre de l'Intérieur du petit mafieux de Neuilly a été condamné en appel à deux ans d'emprisonnement dont un an ferme et un an assorti d'un sursis, avec mis à l'épreuve, dans l'affaire des primes en liquide du ministère de l'Intérieur. (Le saligaud piquait dans la caisse.)
La cour d'Appel de Paris a aussi confirmé l'amende de 75.000 € et l'interdiction d'exercer toute fonction publique pendant cinq ans. Cinq ans seulement ?(Je rappelle que dans mon programme en 22 mesures, je préconisais l'interdiction à vie pour tout politicien condamné pour corruption.)
Bon, d'accord, il est loin d'avoir un casier judiciaire aussi bien garni que celui de son maître spirituel, mais ça en prend le chemin !

mercredi 4 janvier 2017

"Casse-toi pov'con !" en vente à la librairie Après la lune

Depuis qu'il s'est pris une chaise sur la tronche par un ancien reporter de guerre, Reboux, le petit malin qui a inventé Fernand, ne tourne plus très rond !
Après avoir tenté de rejoindre (à la nage !) Guirec Soudée, le marin qui fait le tour du monde en bateau avec sa poule Monique), il aurait été accueilli par des moines dans une abbaye bretonne, où il se prend pour André Malraux et écrit un livre intitulé Les chaises qu'on abat. En réalité, il passe son temps à relire les 550 pages de son roman L'esprit Bénuchot, qui ne s'est pas très bien vendu, pour essayer de comprendre ce qui a bien pu déconner dans son maudit bouquin !
Sa dernière folie : créer un site de vente en ligne : la librairie après la lune, qui se trouve ICI.
Le bon côté de la chose, c'est qu'il est désormais possible d'acheter les derniers exemplaires de Casse-toi pov'con ! qui commence à devenir une denrée rare.

Hollande embauche Laurent Gerra pour présenter ses vœux


mardi 1 novembre 2016

"Tu sais, c’est pas fini", Laura Pouget explique les origines du "casse-toi pov'con"

Je viens de lire dans Le Figaro qu’une jeune journaliste, Laura Pouget, venait de publier une enquête sur les 28 premières années de la vie du petit con. Ça s’appelle Tu sais, c’est pas fini (éditions La Tengo).
On y apprend que la première chose que le Minus a fait, sitôt son bachot en poche, a été d’aller faire un tour en Hongrie pour chercher son héritage de son grand-père maternel, 4.000 francs qu’il aurait planqué… dans son caleçon ! Comme dit le journaliste de 20 minutes, ça explique peut-être pourquoi le Minus, qui, à l’époque, avait l’honnêteté d’avouer "Je suis le nul de la famille", s’est comporté toute sa vie (et pas qu’avec moi) de façon aussi mal élevée !
Comme je le disais encore ce matin à Odette, espérons que le titre de ce bouquin ne sera pas prémonitoire, et que 2017 sera l’année où le petit mafieux de Neuilly ira enfin tester les paillasses de la section VIP de la prison de la Santé, le seul endroit où il serait digne d’aller !


vendredi 22 janvier 2016

Mea-culpa "Casse-toi pov’con !" : Fernand donne RV à Sarkozy et fait son outing : "Je m'appelle Albert"

Sarkozy, un CV bien garni
Dans son livre La France pour la vie [c’est ta môman qui t’a soufflé ce titre à la noix ?] le petit mafieux de Neuilly, dont je rappelle qu’il est mouillé dans 11 affaires judiciaires, avoue avoir commis 27 erreurs pendant son quinquennat.
Parmi celles-ci, le fameux Casse-toi pov’con ! qu’il m’a lancé au salon de l’Agriculture en mars 2008. Écoutez-moi ça un peu… "Ce fut un erreur, car il avait le droit de penser ce qu’il disait, même s’il n’avait pas à me le dire ainsi. Mais en lui répondant, je me suis mis à son niveau. Ce fut une bêtise que je regrette encore aujourd'hui. En agissant ainsi, j'ai abaissé la fonction présidentielle."
Dis donc, le Minus, insulter les gens, quand on est président, ça s’appelle pas une erreur, mais une faute ! Mais tu peux pas savoir, vu que la morale, tu t’en tamponnes le coquillart ! Quant à me mettre à mon niveau, permets-moi de rigoler ! Quand on n’arrive pas à s’exprimer correctement, on prend des cours de français, on ne devient pas président… 


Fernand Buron, alias Daniel Schröpfer, alias… Albert

Maintenant, si tu veux vraiment faire ton mea-culpa et pas seulement faire le zouave pour emmerder Juppé, Fillon et tes anciens sous-fifres de l’UMP qui ne se ramènent plus en courant quand tu les siffles  il y a une solution… Retrouve-moi sur le marché mercredi  27 janvier à 12h, à l’angle de la rue de Tolbiac et de la rue Glacière. Je ne suis pas rancunier, je suis même prêt à t’offrir un verre… À une condition : que tu viennes sans tes gardes du corps entretenus par la République ! Je t’offrirai un exemplaire de Casse-toi pov’con !, au cas où tes garde-chiourmes ne te l’auraient pas transmis quand tu étais à l’Élysée…
Daniel Schröpfer, alias Fernand, en dédicace à Arras

Ah oui, au fait… Je ne m’appelle pas Fernand Buron, comme je l’ai fait accroire pour avoir la paix, mais Albert
Et je ne vis pas à Saint-Martin-des-Besaces, mais au sud de Paris, quelque part dans le 13e arrondissement, entre la rue de Tolbiac et la porte d’Ivry.  Et je ne suis pas paysan, mais artisan à la retraite ! Ah, mais ! Quant au comédien qu’on a embauché pour donner le change, il s’appelle Daniel Schröpfer. Et si tu veux parfaire ta pauvre petite culture avant d’aller faire un tour à la prison de la Santé avec Guéant et Balkany, tu peux toujours aller le voir au théâtre, c’est un sacré artiste !